5 questions pour bien se préparer à accueillir nos enfants pluriculturels


La mixité en couple / dimanche, décembre 2nd, 2018
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Chacune des naissances de nos 3 enfants aura été l’un des plus beaux et plus difficiles moments de ma vie. Découvrir leur bouille après 9 mois de cohabitation intime est sans doute l’une des plus grandes émotions que j’aie connue (privilège des femmes). La naissance est un moment intense et empreint de fragilité, pour l’enfant comme pour la mère. Se préparer à cet instant fait partie des défis heureux de la grossesse. Et cela se fait sans doute de manière un peu différente lorsqu’on est un couple mixte. Voici 5 questions à vous poser pour bien préparer l’accueil de votre enfant à venir.

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1. Naissance naturelle ou césarienne: quel modèle dominant dans le pays?

Cela peut paraître idiot comme question, mais mon expérience personnelle m’a prouvé le contraire…

En effet, je suis de ces naïves qui rêvaient d’un accouchement le plus naturel possible. J’aurais eu une piscine où faire naître mes enfants que j’aurais tenté l’expérience. De fait, je me suis longuement préparée à une naissance par voie basse avec ma belle-mère, dont c’est le métier. Une belle façon de créer du lien soit dit en passant 🙂

Pendant 6 des 9 mois j’ai fait de la gymnastique Pilates dans cette optique. J’étais persuadée de vivre mon rêve, la grossesse ne présentant pas spécialement de complications. Jusqu’à ce que la réalité du pays prenne le dessus.

Au Nicaragua, 80% des naissances sont des césariennes…

…et j’aurais dû me méfier!! Toute à la préparation d’une naissance naturelle que j’avais largement idéalisée, je refusais de voir que ce type d’arrivée au monde était plutôt réservé aux enfants de la campagne éloignés des centres de santé. Mon gynécologue était censé être l’un des meilleurs de la capitale et l’un de ceux “pro voie basse”. J’avais confiance. J’étais sûre. 
Sauf que. 

Sauf que cet obstétricien ne sait pas aider un enfant à venir au monde s’il a plus d’un tour de cordon ombilical. Et que le mien en avait 2 à la dernière échographie.

Sauf qu’au Nicaragua, l’absence de sage-femmes oblige les médecins à rester pendant tout le temps que dure le travail. Ce qu’ils préfèrent éviter, surtout pour un premier enfant.

Sauf que les médecins sont mieux payés pour une césarienne que pour un accouchement par voie basse, tout en gagnant du temps.

Alors j’ai eu une césarienne, d’urgence. Et je ne l’ai pas acceptée du tout. Même si au final, elle était justifiée par 3 tours au cou et un au bras. La déception fut telle que la colère a grondé en moi pendant des mois. Et cela s’est ressenti sur le lien avec mon petit bout, qui n’y était pourtant pour rien. 

coeur brisé
Copyright Alex Bruda

Le scénario s’est répété pour le deuxième et le troisième, mais j’y étais préparée. Et j’ai eu pour les deux des contractions telles que la césarienne ne me paraissait plus si affreuse 😉

Pourquoi se renseigner alors?

Pour vous éviter une telle déception qui risque d’avoir des conséquences sur votre relation avec le bébé, surtout si c’est un aîné.

Et ce conseil vaut aussi pour les femmes qui rêvent d’une césarienne et qui sont dans un pays comme la France qui est à 80% d’accouchement par voie basse. J’en connais qui souhaitaient une césarienne pour tout un tas de bonnes raisons, et qui n’ont pas pu l’avoir. Cela leur a pris une grande dose de maturité de ne pas trop en vouloir à l’enfant tout neuf de la souffrance qu’elles ont ressentie.

Quel que soit votre désir à la base, il est important de savoir ce qui se pratique le plus pour vous parer à toutes les éventualités. Malheureusement, dans la plupart des cas, les mamans n’ont pas grand-chose à décider dans l’accompagnement médical de la naissance. Il est donc bon de se préparer à faire “contre fortune bon cœur”. Pour éviter de trop grandes frustrations difficiles à gérer dans ces moments-là.

2. Quel accompagnement à la naissance?

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Plusieurs cas de figure possibles selon que vous êtes la mère, le père, dans votre culture ou dans celle de votre moitié. Dans tous les cas, il faut se poser ensemble la question de savoir qui vous accompagnera à la naissance et comment.

Si c’est vous la mère

Dans ce cas, la question est rudement importante! En effet, il est essentiel que vous vous projetiez un peu et que vous vous imaginiez concrètement les différents scenarii possibles afin de réduire les frustrations. Si je suis pour l’apprentissage de la frustration chez les enfants, ce n’est pas la peine de s’en mettre inutilement sur le dos à des moments d’intense fragilité… La priorité lors d’une naissance c’est d’être bien pour bien accueillir le nouveau-né, non?

Scénario 1: vous voulez assumer seule

Certaines mamans préfèrent ne pas être accompagnées lors de la naissance de leurs enfants. Elles ont envie de se replier sur leur “nid”, d’assumer seules et à l’abri des regards ce moment intense.

Si c’est votre cas, je vous invite simplement à vous poser la question de ce que cette position peut faire naître comme sentiments dans votre entourage. Dans certaines cultures, il est inimaginable que la jeune maman soit seule. Cela ne doit pas nécessairement vous faire changer de décision, mais il va falloir vous préparer à affronter le regard des autres sur cette question.

En particulier si votre belle-mère prend pour une évidence qu’elle doit se mettre à votre service tout le premier mois après la naissance, en logeant chez vous… (C’est arrivé à une amie.) Mieux vaut lui parler de votre besoin d’intimité avant. Votre moitié peut vous aider à trouver le meilleur moyen d’y parvenir.

En tout cas, il est nécessaire que votre conjoint soit de votre côté pour affronter les éventuels ressentiments que cela peut déclencher, si votre besoin n’est pas accueilli avec bienveillance.

Parfois, un compromis est possible qui permet de ménager les susceptibilités tout en vous assurant une certaine intimité. 

Scénario 2: vous souhaitez être accompagnée

Prenez le temps de réfléchir à qui vous voulez auprès de vous pour vous accompagner au moment de la naissance. Surtout si c’est le premier, car on est particulièrement vulnérable lorsque l’on accède pour la première fois au statut de maman.

  • Première question à se poser: qui serait en capacité (disponible en temps et envie) pour être avec vous? 
  • Deuxième étape: parmi ces personnes, avec qui vous imaginez-vous pouvoir partager des moments intimes sans vous sentir jugée? En effet, lorsqu’on accueille un nouvel enfant (je me répète, surtout le premier), on est  fatiguée, plus susceptible. On a besoin de pouvoir se sentir relayée sans recevoir de commentaires désobligeants ou de conseils non sollicités. 
  • Troisième étape: valider votre choix et les modalités de séjour avec le père de votre enfant. Si la personne est invitée à passer beaucoup de temps avec vous pendant quelques jours voire semaines, mieux vaut qu’il s’entende bien avec elle. Surtout que lui non plus ne va pas bien dormir et il sera d’autant plus susceptible 🙂 Typiquement, certains d’entre eux ne sont pas ravis à l’idée de “supporter” leur belle-mère pendant un mois à la maison. Si c’est pour déclencher des disputes de couple, vous n’y gagnerez rien en repos et en disponibilité d’esprit.

Là encore, en parler permet de voir les besoins des uns et des autres et de trouver des compromis, ou d’autres solutions.

Si c’est vous le père

Pour bien accompagner votre femme dans cette aventure douloureuse et magique de la mise au monde, il vous faut être conscient de certaines particularités:

  • La naissance est un moment clé du monde féminin et votre femme partira sans doute du principe qu’elle a le droit de trancher sur la question de l’accompagnement post-naissance.
  • C’est un moment de grande vulnérabilité pour la femme, aussi bien physique que moral. Elle est particulièrement sensible à cette période. Elle aura besoin de personnes bienveillantes en qui elle a confiance pour l’entourer. Et non de personnes avec qui l’entente est aléatoire.
  • Votre femme a entendu le refrain du fameux “instinct maternel” depuis toute petite. Or il n’est pas certain qu’elle l’acquiert à la seconde où elle accueille le bébé, surtout si elle a un “baby blues”. Il vaut mieux qu’elle soit entourée de personnes positives qui s’abstiennent de critiquer ou juger ce qu’elle fait avec le bébé. Tandis que vous, on vous trouvera de toutes façons adorable juste parce que vous vous intéressez au petit, on aura tendance à mesurer le savoir-faire et l’affection que démontre votre femme.

Ainsi, il est important d’écouter les besoins de votre femme en la matière. Si elle ne souhaite pas de présence auprès d’elle et que cela peut poser problème dans votre famille, ne le prenez pas personnellement. Essayez de voir avec elle pourquoi elle a ce besoin afin de mesurer si un compromis peut être possible ou non. Et si ce n’est pas possible, réfléchissez à un moyen de faire comprendre ce besoin inédit auprès des vôtres. Mais n’imposez pas une présence non souhaitée!

Si votre femme souhaite faire venir sa maman (ce qui est assez commun), de deux choses l’une: soit vous vous entendez assez bien avec votre belle-mère pour lui faire de la place un certain temps (et vous pouvez poser des conditions!). Soit l’entente est inexistante, et il vous faut mesurer en âme et conscience ce à quoi vous pouvez ou non accéder en ce moment spécial. 

Malheureusement, si votre femme, qui sait que vous ne vous entendez pas avec sa mère, souhaite tout de même sa présence, c’est que cette dernière est vraiment importante à ses yeux. Songez à la solitude qui pourrait être celle de votre femme si elle est éloignée de sa famille dans un moment pareil, dans un autre pays, et qu’elle ne peut pas faire venir la personne adéquate à ses yeux. Pire, si on lui impose à la place quelqu’un en qui elle n’a pas entière confiance… Cela fait mal.

Donc, réfléchissez. Mesurez les choses: est-ce que votre mal-être auprès de votre belle-mère est tel qu’il vous empêche d’accéder à une demande importante de votre conjointe? Est-ce qu’une trêve pourrait être trouvée pour ce moment spécial? Est-ce que vous pouvez accepter en négociant certaines conditions d’accueil?

3. Quelle soins envers le nouveau-né?

Encore une drôle de question! Mais elle s’est posée à moi dans ma vie personnelle. J’ai eu mes trois enfants dans le pays de mon mari et j’ai découvert que l’approche envers le bébé n’était pas universelle. 

Les premiers soins

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Au Nicaragua, la circoncision n’est pas une affaire de religion mais d’hygiène. Elle est encore très répandue et il vaut mieux en discuter avec le  pédiatre au préalable. Un petit détail au sujet duquel il vaut mieux être au courant, n’est-ce pas?

De même, certains médecins feront un lavement à la naissance, d’autres pas. Ou bien certains vaccins. Ou bien du peau-à-peau. Aux parents, qui n’y connaissent rien, de se mettre d’accord sur les premiers soins apportés au bébé. Être deux n’est pas de trop. 

Renseignez-vous auprès des médecins locaux et de vos familles. Si une pratique vous semble inadéquate, posez des questions et faites valoir votre différence culturelle

L’allaitement

Dans certains pays, on vous regardera de travers si vous n’allaitez pas. Ailleurs, c’est bien égal. Et dans d’autres cas, on vous fera sentir que vous dérangez parce que vous allaitez (à l’abri d’un tissu) dans un lieu public.

Dans tous les cas, il est bon de connaître votre position de maman ou de papa sur la question, et de la faire connaître à votre conjoint(e). Imaginez que pour la maman, l’allaitement aille de soi, alors que le papa est contre. Ou bien, à l’inverse, que le papa ne comprenne pas pourquoi la maman ne veut pas allaiter. 

Il est important de parler de cela avant la naissance, pour que le moment venu un accord ait été trouvé et que le couple soit fort devant le regard de la société.

N’oubliez pas que vous êtes une entité unique aux traits culturels mêlés. Votre entourage n’a pas fait le choix de l’interculturel, vous oui. C’est à vous d’être forts à deux pour mieux affronter les regards extérieurs.

Le rapport aux pleurs

Voilà sans doute ce qui fut une leçon d’humilité pour moi.

Au Nicaragua, il est impensable de laisser pleurer un bébé. Les mamans, grands-mères ou tantes se précipitent en courant vers le berceau dès le premier couinement. Je me souviens combien cette attitude de ma belle-mère avait le don de m’exaspérer à la naissance de mon aîné. En vérité, il se passait deux phénomènes en moi.

D’abord, sa précipitation ne me laissait pas le temps de réagir et je me sentais mauvaise maman. Du coup, je lui en voulais. Ensuite, j’étais persuadée que ce n’était pas bon pour l’enfant que d’accéder en courant à sa demande. On m’avait effectivement enseigné en France que c’était bon de les laisser pleurer, que ça développait les poumons, que sais-je encore….

On n’aurait pu être plus à côté de la plaque! Heureusement, nous avons des neurones-miroir et j’ai commencé à suivre l’exemple de mon mari et de ma belle-mère avec mes deux autres enfants. Bien m’en a pris car depuis, mes lectures sur les neuro-sciences affectives m’ont confirmé que, là-dessus, ma belle-famille avait raison!

4. Quelle mère idéale? Quelle place pour le père?

Cette anecdote sur les pleurs est un bel exemple des gouffres culturels auxquels on peut se confronter à la naissance d’enfants mixtes. Qu’on le veuille ou non, ils sont issus de deux cultures, et chacune dit ce qu’elle pense vrai sur l’éducation la meilleure.

Leur mère idéale ressemble-t-elle à la vôtre?

Mère au foyer, mère et épouse toujours disponible pour tous sans jamais se plaindre, mère patience, mère douceur  mère petits fourneaux, mama affectueuse et omnipotente… Ou au contraire, mère chef d’entreprise, mère ultra-bookée mais ultra-organisée, mère super-woman qui assure au travail comme à la maison… Laquelle est le modèle chez vous?

Cherchez-la à deux endroits.

D’abord, en vous. A quel stéréotype tyrannique vous apprêtez-vous à répondre à force d’auto-critiques et de jugements?

Ensuite, cherchez dans la société. Et si la société qui vous entoure n’a pas les mêmes stéréotypes que vous, bénissez-la!!!Cela va vous permettre d’échapper un tant soit peu à votre juge intérieur qui autrement aurait eu encore plus de poids!!!

Un exemple pour me faire comprendre.

Au Nicaragua, on attend de la maman qu’elle soit toujours disponible pour son enfant, douce et affectueuse. Pour être une bonne maman, il faut tout faire à la place de son enfant et faire en sorte qu’il ne se fasse jamais mal. Il ne faut pas que le bébé se salisse ou mette des objets à la bouche.

A mes yeux d’européenne, cette mère idéale est une mère-poule étouffante. Je savais donc que j’allais être mal vue parce qu’il n’était pas question pour moi de suivre ce modèle. Et cela a été une chance. Cela m’a permis de réfléchir à ce que je voulais.

Ainsi, j’ai essayé de prendre ce que j’aimais du modèle français (courant parentalité bienveillante) et ce que je trouvais de beau du modèle nica, comme une plus grande disponibilité de l’adulte envers l’enfant, la capacité à jouer avec eux, une grande douceur, éviter de crier.

Je vous rassure, je n’ai pas réussi à devenir une mère parfaite (beurk), mais le fait de prendre du recul sur les stéréotypes  des deux cultures m’a permis de réduire grandement la pression sociale que j’aurais pu me mettre sur les épaules.

Y a-t-il une place pour le père?

Oui, mais il ne la prend pas

C’est une question qui me semble essentielle. En effet, bien des européennes en couple mixte déchantent face à l’absence de culture paternelle de leur conjoint.

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Elles ont en tête les nouveaux papas de chez elles, qui veulent s’occuper de leurs enfants dès la naissance. Elles veulent continuer à travailler et aimeraient partager l’éducation de leur enfant avec le papa. Mais en face, il n’est pas prêt. Il n’a même pas l’idée de ce que cela pourrait être.

Dans beaucoup de cultures, la place du père n’est pas celle des soins. C’est celle du patriarche qui impose les règles, qui représente “l’autorité”, quitte à le faire de manière agressive. Dans ces approches patriarcales, le papa n’a pas à démontrer d’affection aux petits, encore moins à leur changer les couches. Leur entrée dans l’arène se fait souvent plus tard, et le lien est distendu.

La bonne nouvelle, c’est que beaucoup d’hommes, invités par leur femme à participer aux soins des bébés dès la naissance, vont saisir l’opportunité et se laisser toucher. Il faut veiller à les encourager, à les guider et à ne pas leur montrer notre éventuelle frustration pour leur permettre d’avancer, à leur rythme.

Non, on ne la lui donne pas

I l existe aussi l’autre possibilité. Celle où l’homme aimerait prendre soin du bébé, mais où la culture d’accueil ne le laisse pas faire. Ou sa conjointe, pour qui cette position est une nouveauté.

Là encore, il faut oser parler, dire ses besoins, pour trouver un fonctionnement qui convienne à chacun.

5. Quelle religion pour l’enfant?

Pour terminer en beauté, voici THE question de fond. Elle est tellement importante qu’il faudrait se la poser avant même de concevoir l’enfant.

Les problèmes que l’on peut rencontrer

Lorsque l’on a chacun une religion différente (ou bien l’un sans religion et l’autre oui), on part souvent du principe que ce n’est pas grave, que l’amour est plus fort et qu’on va se débrouiller. Parfois, c’est vrai. Parfois, c’est un leurre.

Dans ce dernier cas, la conception d’un enfant est un puissant levier pour faire disparaître l’auto-aveuglement… Car qui dit enfant dit transmission des valeurs.  Et qui dit transmission des valeurs dit transmission de la religion.

Si l’un des deux (ou les deux) ne tient pas vraiment à la religion dans laquelle il a été élevé, cela peut être assez simple. Mais si les deux campent sur leurs positions, on va droit au clash.

Comme je l’ai déjà expliqué ici, la religion fait partie des traits culturels les plus enracinés, et il faut bien en être conscient avant de s’engager dans une relation mixte.

Pourquoi? Pour regarder en soi ce à quoi l’on tient vraiment. Il est possible de faire des concessions sur ce thème, mais seulement si on se pose la question et si on en parle à cœur ouvert.

Quand l’enfant est là et qu’on découvre les désaccords

D’abord, il est important de se demander quelle est la source des conflits. Des convictions personnelles ou bien une pression familiale?

Les convictions personnelles

Dans ce cas, s’agit-il de rites ou de valeurs?

S’il s’agit de rites, c’est plus compliqué. Car il est difficile de faire suivre des rites de deux religions différentes à un seul enfant et un choix s’impose. Chacun peut alors se demander pourquoi il est important à ses yeux que l’enfant suive sa religion. Pour ne pas faillir à sa famille? Ou bien parce que votre pratique vous rend heureux et que vous voulez la partager? 

S’il s’agit de valeurs véhiculées par la religion, rien ne vous empêche de parler des deux croyances à l’enfant. Il fera son choix plus tard.

Dans tous les cas, rappelez-vous que c’est en vivant votre religion de manière épanouie que vous donnerez envie ou non à l’enfant de vous suivre dans l’aventure. On ne peut forcer personne à croire.

La pression familiale

Si vos conflits viennent de là, il vous faut décider en votre âme et conscience de ce qu’il y a de plus important. Préserver vos liens avec votre famille de naissance ou bien avec celle que vous êtes en train de former? Obéissez-vous à un chantage affectif, un sentiment de culpabilité ou bien à des convictions personnelles?

Dans ce cas de figure, il y a de grandes chances qu’il y ait des déchirures affectives, soit dans la famille soit dans le couple. Il est bon de se rappeler alors que la vie est une succession de choix. Parfois, il n’y en a aucun de facile ni d’agréable. Il faut simplement être au clair avec soi-même pour pouvoir assumer pleinement les conséquences de nos actes.

Et vous, dans quelle situation êtes-vous? Quelles solutions avez-vous trouvé? Partagez ci-dessous pour aider les autres!


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