Comment avancer face aux émotions fortes?


Carnavals d'articles, Réfléchir sur soi pour grandir ensemble / jeudi, mai 14th, 2020
Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cet article participe à l’événement interblogueurs “ Comment faire face à ses émotions et continuer d’avancer ? organisé par le blog Bien-etre-en-cours. Et pour tous ceux qui se posent des questions sur leur vie professionnelle, qui s’ennuient et qui ont envie de changer de voie, je vous recommande d’aller voir cet article dans lequel Caroline témoigne de son propre cheminement. Très instructif et encourageant!

Le secret

Allez, aujourd’hui, je me lance, je vous livre un secret… Mais vous ne le répéterez pas, je compte sur vous !

Alors voilà, il paraît que je suis “hypersensible”. Je dis « il paraît », parce que je ne vous livre pas là un diagnostic médical avec tampon et signature au bas de la feuille. Non, c’est plutôt un constat, au fil de mes questionnements, de mes lectures, de mes rencontres. Il n’existe pas de test pour déterminer si vous l’êtes ou pas. Il existe simplement des questionnaires se basant sur des expériences de vie présentes chez vous ou non.

Qu’est-ce que l’hypersensibilité?

Il en existe plusieurs définitions, comme tout ce qui touche l’humain. Les Américains regardent du côté génétique et parlent d’une hyper capacité sensorielle, c’est-à-dire de sens plus développés que la moyenne et qui captent donc plus d’informations. Les Européens, eux, regardent du côté socio-environnemental et traumatique pour en expliquer les origines…

Pour ma part, peu m’importe d’où ça vient. J’adhère à la définition de Carol Pirotte, du blog Les Super Sensibles. (Si vous vous interrogez vous-même sur cette question, je vous recommande d’aller y faire un tour, cette femme respire la bienveillance.) Pour elle donc:

“L’hypersensibilité est une manière d’être au monde, une manière de percevoir et de capter le monde qui peut inclure différents aspects : une très grande sensibilité au niveau des sens, des émotions, que ce soit les siennes ou celle des autres (empathie). C’est une manière de vivre le monde avec une très grande intensité, qui peut être alimentée par ces différents canaux.”

(extrait de son interview par Economie Intuitive )

Ces personnes sont en proie à des émotions très fortes, très envahissantes, très souvent. Une injustice ? Une immense colère. Une séparation ? Un désespoir sans fond. Un film triste ? Des larmes à n’en plus finir. Un beau livre romantique? Une vague d’amour inconditionnel. Les nouvelles du monde ? Envie d’en finir. Un échec ? Nous ne sommes rien. Un(e) ami(e) ne va pas bien? On ne va pas bien. Un de nos enfants a un bobo? C’est nous qui avons mal. On ne m’a pas entendue? Ce que je dis ne vaut rien. J’ai blessé quelqu’un? Je suis une horrible personne. Etc., etc.

Vous connaissez sûrement – ou bien êtes vous-même- une de ces personnes à qui l’on dit souvent : “tu exagères, pourquoi prends-tu toujours tout à cœur comme ça?” Si on écoute bien, c’est une phrase qui en réalité culpabilise la personne de ressentir ce qu’elle ressent. Elle est à éviter donc! Car cette “exagération” n’en est pas une pour la personne qui la vit: elle ne peut éviter la force de ses émotions. En réagissant par un jugement (qui est en réalité une défense car on est démuni), on l’entraîne à se juger elle-même au lieu de l’aider à prendre du recul.

En ce qui me concerne, je peux cocher beaucoup de cases des questionnaires permettant de déterminer si on l’est ou pas. Même ainsi, je ne suis toujours pas sûre. Je suis sûre pour les autres membres de ma famille, mais pas pour moi. C’est terriblement subjectif tout ça, et la mode qui existe autour de cette réalité en ce moment me fait me méfier de moi-même. Est-ce vrai, ou est-ce une ruse de l’ego pour me faire sentir spéciale ? Puis-je m’autoriser à m’accepter ainsi?

Si, malgré tous les pointeurs, je doute encore, c’est surtout dû à ma façon de réagir à mes émotions. Et c’est cela qui m’a donné envie de partager mon expérience dans ce carnaval d’articles, pour que vous ne fassiez pas pareil !

Faire face aux émotions fortes: la stratégie à ne pas suivre

Comment faire face à ces émotions fortes ? Comment vivre avec ces émotions envahissantes ? Eh bien, je vais vous révéler ce que j’ai mis en place pendant très (trop) longtemps et qu’il ne faut surtout pas faire: j’ai tenté de les ignorer, je les ai fuies, “contenues”.

Dès qu’elles apparaissent, pfuit, elles sont glissées dans la cocotte minute (mon ventre) et le couvercle bien revissé. Abdominaux tendus, dents serrées, corps rigide, respiration peu fluide, constipation permanente. Résultat : je me suis coupée en deux. Il y a le haut du corps, et le bas du corps. Entre, une barre d’acier qu’il ne faut surtout pas bouger sous peine de voir surgir des énergies qui font peur.

Et il en faut ensuite, des années de travail sur soi pour soulever le couvercle sans faire tout exploser… Que de temps perdu! Que de moments mal vécus! Mais on fait avec les moyens qu’on a, et ça fait partie de l’apprentissage.

Alors oui, c’est efficace si on parle d’arriver à vite enlever l’immense gêne provoquée par l’arrivée d’un tourbillon émotionnel. Mais est-ce qu’on peut appeler cela “gérer une émotion?”

J’entends votre réponse et vous avez raison: non.

Mais vous comprenez que je doute d’être hypersensible étant donné que j’ai appris à me couper de mes émotions… Si vous le pouvez, évitez la même erreur!

Refouler ses émotions, qu’est-ce que ça provoque ?

Refouler, ça a l’air de fonctionner, mais ce n’est pas vrai. Au bout d’un moment, il devient de plus en plus dur de reconnaître les émotions subtiles, légères. Ne passent le filtre que les grosses colères, le ressentiment, les grandes tristesses, révoltes, peurs. Les émotions lourdes qui cachent les autres donc.

La joie est de plus en plus difficile à ressentir. La gratitude devient un concept éthéré. L’amour ne brûle plus autant qu’avant. L’empathie devient plus rare. Il faut se concentrer pour ressentir toutes ces belles émotions… N’est-ce pas infiniment triste ?

C’est que, à force de ne plus écouter ses émotions, elles s’ancrent et deviennent réactions émotionnelles, bien plus violentes et dures à gérer. Plus de travail encore pour les décrypter, remonter à la source et libérer ce qui doit l’être. Plus difficile à contenir, car elles veulent à tout prix sortir. Souvent, elles paraissent incontrôlables.

En plus d’entraîner plus de souffrance, refouler fait que l’on se perd. Parce que sans émotion claire et nette, on ne sait plus se guider. Chaque émotion a un rôle à jouer, elles sont des indices, des guides sur la suite à donner aux évènements ou sur un passé que l’on doit encore lâcher. Si on en s’en coupe, sur quoi se baser, comment se comprendre, s’écouter, évoluer ?

L’intellect seul ne suffit pas à bâtir une vie heureuse. Et l’intution, qui est si importante, passe par les émotions. Si on ne les écoute pas, on ne peut l’entendre elle non plus. Il est alors bien difficile de se diriger.

(Pour comprendre plus en détail le rôle et l’évolution des émotions, cliquez ici).

Gérer ses émotions alors?

Personnellement, je n’aime pas ce terme comptable “gérer” pour parler des émotions. Parce que justement, je croyais que je “gérais” quand en réalité, je refoulais.

Quand on nous demande de “gérer” nos émotions, de manière sous-jacente on nous demande de contrôler leur expression. Et sans apprentissage spécifique, que faisons-nous tous (ou presque) pour les “contrôler”? On les empêche de sortir, donc on les refoule. Ce terme ne me semble donc pas adéquat.

silence aux émotions
Photo prise par automnenoble bogomolov

Heureusement, il existe d’autres termes qui désignent d’autres moyens.

Accueillir ses émotions: une stratégie plus douce.

Dans cette section, je vais partager avec vous ce que j’ai appris au cours de mes lectures, formations, découvertes et pratiques. Mais je vous préviens, je ne me pose pas en exemple, je trouve cela encore très difficile à mettre en œuvre. Le chemin est long et il faut l’accepter.

Cette stratégie est valable pour tout le monde, hypersensibles compris. Elle est exigeante et suppose que l’on ait envie de grandir en tant qu’être humain. Il ne s’agit pas simplement de garder ses émotions sous contrôle, mais de s’en servir pour avancer plus consciemment.

Le principe

L’idée, c’est qu’au lieu de bloquer la montée de l’émotion en soi, on la laisse venir, on l’identifie, et on la laisse partir comme elle est venue. Facile, hein ! 😉

Bon. Sauf que concrètement, ça donne quoi?

Les techniques pour les émotions lourdes

Pour ma part, j’utilise différentes techniques en fonction de l’émotion. Celles que je vous donne ici me servent quand je suis en proie à mes tourbillons mais qu’ils ne me contrôlent pas encore.

La colère

Une vieille compagne, dont je me lasse mais qui revient sans cesse, hélas… Voici quelques trucs que j’essaye alternativement et que j’ai trouvés chez Isabelle Filliozat, Eckart Tolle, Deepak Chopra ou mes livres de soins énergétiques :

  • Boire un verre d’eau, en prenant conscience de l’eau qui me coule dans la gorge.
  • Regarder un arbre et lui demander de transmettre ma colère à la terre (si j’ai besoin de l’embrasser, je lui demande la permission avant)
  • Et, plus efficace pour moi encore, en mouvement. Dans ce cas, je m’isole, j’inspire en pliant les avant-bras et en gardant les bras serrés contre moi, mains devant moi. J’expire en serrant les poings dans cette position. Je lève les poings au-dessus de ma tête (l’un en face de l’autre) en inspirant puis je laisse tomber mes bras avec force en criant “ha” et en desserrant les poings. Je refais cela jusqu’à ce que je me calme (ça vient vite) et la dernière fois, je laisse tomber les bras doucement, en murmurant “ha”. Pendant tout cet exercice, j’inspire par le nez et expire par la bouche.

La peur : deux techniques.

  • L’une est de me recentrer en me concentrant sur le moment présent. Suis-je en danger immédiat? Aucun tigre en vue? Pas de menace physique? Bon, alors j’inspire par le nez et expire par la bouche, et je réalise que ma peur est liée à un futur possible, que je laisse au futur. Et je me concentre sur ce que je suis en train de faire.
  • L’autre, qui fonctionne très bien, est encore un mouvement. Debout ou assise, je place une main à plat sur mon cœur. L’autre va venir la tapoter fermement sur le dos, dans l’espace situé en-dessous du creux existant entre l’annulaire et le petit doigt. Pendant 15 secondes. Puis je change de main et refais pareil.

Pour le stress, ces deux techniques fonctionnent aussi, ainsi que le verre d’eau.

La tristesse

Ecouter de la musique, danser, se balader dans la nature, caresser un chat, lire un livre positif, regarder un bon film, écrire dans son journal, dessiner… Il existe plein de moyens de laisser place à la tristesse sans qu’elle vous domine.

Pour ma part, je chante ma tristesse. Je laisse mon cœur me guider vers les graves ou les aigus, j’invente des paroles. Si c’est un deuil, je remercie la personne pour ce qu’elle m’a apporté et cherche à pardonner ce qui n’a pas encore été lâché. Si c’est la tristesse liée à l’impuissance, je chante ce que j’aurais aimé pouvoir faire. Cela m’aide beaucoup.

La CNV pour aider à exprimer les émotions

Une fois l’émotion accueillie, identifiée et relâchée grâce à ces techniques, on en n’a pas fini. Quelque chose est venu provoquer cette réaction en moi. J’ai besoin de comprendre et comme souvent une autre personne est impliquée dans ma réaction, j’ai besoin de communiquer.

Je peux donc appliquer les principes de la Communication Non Violente (définition ici). Identifier le besoin non assouvi derrière ma réaction, dire à l’autre ce qu’il en est et ce qu’il pourrait faire pour m’aider à répondre à ce besoin (s’il le veut/peut). Si ce thème vous intéresse, vous pouvez lire cet article.

Cette démarche me permet de mieux me connaître et de ne pas tomber dans le réflexe du “c’est de sa faute”.

Et, quand on est submergé et qu’il faut continuer?

Que faire face à une réaction émotionnelle ou à une émotion qui vous prend littéralement d’assaut?

Lorsqu’il s’agit de la colère, il est très important de s’isoler et de lui donner libre cours sans se servir de personne comme “paillasson émotionnel”. L’exercice des poings peut soulager, et si l’on a besoin de plus, on peut aussi taper dans un coussin, dire notre chapelet d’injures dans le même coussin, lui hurler dedans. Vous comprendrez qu’il faille être seul(e) et que le coussin à rage ne doit servir qu’à ça. Pas question de poser sa tête dessus pour dormir ensuite!

Lorsque la peur vous submerge, votre cerveau est soit en mode “fuite”, soit en mode “attaque”, soit encore en mode “écran blanc”.

Si le danger est réel, n’hésitez pas, suivez l’instinct! Et s’il est réel mais que vous êtes en mode “paralysie”, ne vous en voulez pas, ce n’est pas un choix. Cela m’est arrivé et j’ai mis bien des années à le comprendre et à me pardonner pour quelque chose que je ne pouvais pas contrôler.

Si le danger n’est pas là mais que la peur est envahissante, essayez d’abord les deux techniques citées plus haut. Si elles ne vous calment pas, cherchez une personne bienveillante à qui vous demanderez simplement de vous écouter, sans vous conseiller. Vous pouvez aussi vous parler dans le miroir, vous décrire votre peur. Souvent, l’exprimer à voix haute lui fera perdre son aspect terrorisant.

Quant à la tristesse, je vous en parle dans le paragraphe suivant.

noyée sous les émotions
Photo prise par Engin Akyurt

Mise en scène

Imaginons que votre conjoint vous ait annoncé sa décision de vous quitter, alors que vous ne vous y attendiez pas. En plus, il a fait ça la veille de votre grande présentation au travail. Vous ne pouvez pas vous faire porter pâle, vous devez y aller alors que vous vous sentez dans du coton. Vous n’avez presque pas fermé l’œil, que vous avez rouge à force de pleurer. Tout ce qui vous entoure semble irréel. Seule est réelle votre immense peine. Comment faire pour y aller quand même?

L’acceptation de ce qui est, en douceur

Votre peine est là et elle va vous accompagner ce matin au travail, et tous les jours suivants pendant longtemps. Elle fait mal, elle vous submerge et vous anesthésie. Mais si vous acceptez sa présence, elle peut vous aider.

D’abord, ce matin, pour la présentation. Vous vous souvenez combien vous étiez stressée? Combien cette réunion représentait d’espoir et de défi pour vous? Vous la vouliez parfaite, vous en espériez tant! Aujourd’hui elle vous semble inutile, vidée de son sens. Qu’importe le travail quand on a si mal! Que peuvent dire les collègues qui ajouterait à la douleur actuelle? Eh bien, votre peine va vous aider à faire une excellente présentation. En la remettant à sa juste place dans la hiérarchie de vos valeurs, en vous forçant à être détachée, elle vous rend ce service. En plus, pour un temps, vous penserez à autre chose et cela vous soulagera. Et puis, si cela ne se passe pas au mieux, vous ne trouverez plus ça si grave. L’ego est occupé ailleurs, il a mal.

Ce que fait l’immense peine, c’est qu’elle vous force à prendre du recul. Plus rien n’est pris pour acquis. Des choses importantes deviennent futiles, et des choses mises au second plan repassent au premier. Vous revenez à l’essentiel. Votre essentiel. Vous êtes forcée de vous contemplez vous-même.

Faites-le avec douceur. Rien ne sert de se fustiger, de se juger, sous prétexte que si l’autre est parti, c’est forcément de ma faute. Non. Une relation se joue à deux, parfois plus. On n’est pas maître de ce qui nous arrive. On peut seulement être maître de ce que l’on fait de ce qui nous arrive (pour creuser cette question, cliquez ici). Le juger, lui, est tentant, mais là encore, ce serait biaisé: la relation est toujours le fait de deux personnes, ou plus.

Ne luttez pas. Ne jugez pas. Laissez venir la peine, laissez-la montez en vous, faire son travail de deuil et de nettoyage, elle partira bien plus vite que vous ne le pensez. Et vous serez plus légère.

Du fond de votre peine, il y a trois choses à faire:

  • Accepter ce qui est, sans chercher à mettre une faute sur quiconque. Cela ne changerait rien et vous empêcherait d’avancer. Prenez chaque jour comme il vient.
  • Vous retrouver, avec amour: vous êtes votre seule meilleure amie pour la vie, la seule personne infaillible de votre existence. Alors soyez bonne pour vous-même, écoutez-vous avec bienveillance, prenez soin de vous, aimez-vous comme vous êtes, là où vous en êtes. Prenez votre enfant intérieur dans les bras et consolez-le (vous pouvez trouver des méditations qui vous aident à ça sur le net).
  • Faire le point: quels deuils avez-vous à faire? Qu’est-ce qui est vraiment important pour vous ? Qu’est-ce qui en vous a pu contribuer à cette séparation ? Que voulez-vous pour votre nouvelle vie? Quels besoins émergent de cette béance en vous?

Si vous en ressentez le besoin, faites-vous entourer, chouchouter. Mais ne vous posez pas en victime. Vous n’avez pas à porter la responsabilité du choix de votre conjoint, et vous poser en victime vous empêcherait de décider de ce qui est bon pour vous à l’avenir. Vous sentir victime vous empêche de voir que c’est à vous de décider de la suite à donner à ce qui vous a été imposé par la vie.

Bien sûr, vous subissez les effets d’une décision que vous n’avez pas prise, mais vous pouvez décider de ce que vous aller bâtir ensuite. C’est dur? Oui. Cela fait mal? Oh que oui. Mais vous êtes en train de construire votre liberté! Le libre arbitre existe quand on est conscient de ne pas contrôler les évènements de la vie, mais d’avoir le choix de notre positionnement face à eux.

Rappelez-vous, vous êtes votre meilleure amie. Veillez à répondre vous-même à vos besoins, à vous aimez telle que vous êtes sans vous juger. Cela ne veut pas dire que les autres n’ont rien à vous offrir, simplement que vous pourrez mieux accepter leur don quand vous ne dépendrez pas de lui pour vous sentir bien. Et vous pourrez alors, à votre tour, donner gratuitement, par amour libre pour l’autre.

Conclusion: la parole au Dr Shefali

Le Dr Shefali est une psychologue américaine d’origine indienne. Elle est spécialisée dans la parentalité non pas “bienveillante” mais “consciente”. Pour elle, la vie est un long chemin d’éveil vers sa propre conscience. Voici ce qu’elle nous dit sur les émotions :

“Quand on observe nos pensées et nos sentiments, nous apprenons à les accepter comme ils sont. Nous les autorisons à entrer et sortir, à monter et descendre en nous, sans les rejeter.

En apprenant à rester tranquille dans vos émotions, elles ne vous consomment plus, ne vous dépassent plus, parce que lorsque nous les acceptons, nous nous rendons. Nous devenons conscients et comprenons que la douleur n’est que de la douleur, rien de plus et rien de moins. Ne craignez pas ce que vous ressentez. C’est présent pour une raison; c’est un message de l’intérieur de vous qui vous dit que quelque chose doit changer.

Bien sûr, c’est douloureux – c’est supposé l’être, mais lorsque vous ne réagissez ni ne résistez plus, la peine devient sagesse. En évoluant dans votre douleur, votre sagesse évolue aussi, et avec plus de sagesse vient une plus grande capacité de compassion.”

Dr Shefali, Instagram post du 12 mai

Comme je ne saurais vous dire mieux, je me tais 🙂 et je vous remercie de m’avoir lue. N’oubliez pas de me laisser vos commentaires, ils me permettent de savoir si ces articles vous sont ou non utiles.


Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

10 réponses à « Comment avancer face aux émotions fortes? »

  1. Accueillir ses émotions… Il m’a fallu du temps pour y arriver et il m’arrive encore de temps en temps de redresser des barrières de protections. Très bon article en tout cas!
    J’ajouterai quelque chose pour la colère : mettre de la musique à fond (de préférence qui bouge bien) et chanter en tue tête / danser / boxer dans le vide en rythme (ou le plus possible). Je pense que c’est la seule chose qui fonctionne réellement pour moi (des fois, je boxe réellement un coussin/matelas/truc mou pour ne pas me casser les phalanges mais ça ne vaut pas la musique). Et ça fonctionne très bien aussi quand la colère nous submerge complètement…
    D’ailleurs, comme tu l’as dit, la musique fonctionne aussi assez bien avec la tristesse même si ça ne s’exprime pas du tout de la même façon (et là, j’en mets rarement, j’utilise simplement ma voix aussi). Mais, pour le coup, je préfère écrire.
    Merci pour cet article en tout cas!

    1. Merci Amandine pour ton gentil commentaire et tes bonnes idées pour la colère! Je vais essayer la musique pour la colère, ça doit la désarmer assez vite je pense! Et on peut mettre un casque, ce qui nous isole très bien. Merci pour ce partage d’expérience!

  2. C’est intéressant de te lire sur ce thème ; j’ai découvert il y a 8 ans qu’il “paraîtrait” que je suis également hypersensible, et depuis deux ans, la méditation m’aide à avancer pas à pas dans l’acceptation de ces émotions… Même si nos vécus sont différents, je trouve ça toujours hyper enrichissant de voir le parcours de chacun ainsi que ses conseils. Merci ma couz

    1. Ps : je pensais être la seule folle à chanter mes émotions pour les extérioriser, surtout en situation de stresse, mais à priori c’est un moyen qui fait du bien à d’autres…
      Et l’écrit m’aide beaucoup pour extérioriser mes émotions aussi… Sans parler de la danse, musique, etc…

  3. Que de bonnes idées pour gérer la colère (serait-ce l’émotion la plus difficile à surmonter au vu des commentaires ? :-)) ! Je note pour moi, mais aussi pour Léonie, ma grande fille hypersensible dont les réactions nous désemparent bien souvent…
    Merci Anaïs. C’est un plaisir de te (re)découvrir sous ta plume !

    1. Bonjour Lucie, merci pour ton commentaire! Si ta fille est hypersensible, je te conseille le livre de Saverio Tomasella, “J’aide mon enfant hypersensible à s’épanouir”. Plein de bonnes pistes pour l’accompagner. Il y en a d’autres de cet auteur qui sont bien, à explorer si tu ne le connais pas encore. Ces enfants sont très déroutants et appuient encore plus sur tous nos boutons, qu’ils identifient inconsciemment en permanence. Un peu d’aide est la bienvenue!

  4. Merci Anaïs pour cet article rempli de conseils très pratiques. La musique aide tellement à changer son état d’esprit !
    Je fais partie des adeptes des stratégies douces 😁

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *