CNV-Bilan 2: la bienveillance


Communication Non Violente, Défis, Réfléchir sur soi pour grandir ensemble / lundi, août 13th, 2018
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En ce moment, en plus du blog, je prépare la rentrée. Alors j’avais envie de vous parler de la “bienveillance”, une notion souvent abordée en milieu scolaire.  Elle fait partie de ces concepts qui ont le pouvoir de polariser totalement les débats. J’en ai fait l’expérience amère à l’école…

N’est-ce pas là un mystère: comment un concept fait pour améliorer les relations humaines peut-il provoquer l’exact effet contraire lors de discussions? Que signifie-t-il vraiment? La Communication Non Violente m’a donné des pistes de réflexion à ce sujet.

L’éducation bienveillante, source de débats

Que ce soit chez les profs ou chez les parents, l’idée de bienveillance attire autant qu’elle attise. Voici ce que j’ai remarqué à ce sujet lors de discussions auxquelles j’ai assisté et parfois participé.

Pourquoi tant d’amertume? Le “dialogue” entre les personnes concernées

dispute
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D’un côté, ceux qui la prônent (et j’en suis, ce qui suit me concerne donc au moins en partie).

Pour eux, il est clair qu’il faut être bienveillant envers ses enfants ou ses élèves, car il est prouvé scientifiquement que l’attachement bienveillant permet un meilleur développement non seulement psychologique mais aussi physique, une intelligence mieux sollicitée et plus efficace, une plus grande empathie, la faculté de coopérer, etc. (allez voir Céline Alvarez, Catherine Guéguen ou Isabelle Filliozat).

Les bénéfices de la bienveillance sont énormes à tous les niveaux, c’est prouvé. Lire des ouvrages sur l’éducation bienveillante sucite un vrai élan du coeur et pousse à vouloir faire pareil. Et ça donne envie que tout le monde fasse de même, puisque cela semble résoudre tant de problèmes que connaissent nos sociétés!!

Le souci, c’est que dans la pratique, il n’est pas toujours facile d’être bienveillant.

Première difficulté: la bienveillance envers soi

Nous essayons en général d’être bienveillants envers les enfants, mais nous oublions de l’être envers nous-mêmes. Bien conscients de tout ce qu’elle apporte, et du tort qu’on peut faire avec d’autres méthodes, nous sommes prompts à nous juger dès que nous n’arrivons pas à faire preuve de bienveillance.

L’exigence que nous avons envers nous-mêmes est rarement douce, surtout au début. Nous sommes donc un contre-exemple de ce que nous prônons. Et cela n’échappe pas aux neurones-miroir des êtres qui nous entourent, et parfois nous guettent. Plus la pression sociale (collègues, famille) est forte, plus durs nous serons envers nous-mêmes.

C’est un cercle vicieux, car en nous jugeant en permanence, nous sommes dans l’incapacité de nous remettre en cause de manière constructive, réduisant d’autant nos chances d’atteindre nos objectifs.

Par ailleurs, lorsqu’on passe sont temps à se juger, on n’a pas la sérénité pour débattre tranquillement. Les émotions sont plus à fleur de peau. Elles viendront facilement truquer le débat.

Heureusement, si nous persévérons dans cette voie, il peut y avoir prise de conscience et changement. Un groupe de parole peut être à cet égard très positif. A défaut, quelques êtres proches avec qui en parler. Ou un blog, un forum, sur la question. Un espace où prendre du recul avec d’autres, sans jugement.

accueil et bienveillance
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Deuxième difficulté: la bienveillance envers la différence

La seconde terrible erreur découle de la première: nous sommes prompts à juger ceux qui ignorent tout de l’éducation bienveillante, qu’ils soient parents ou professeurs.

Car au fond, on peut se dire que si tout le monde faisait les mêmes efforts que nous, le monde irait tellement mieux! Alors on s’énerve contre ceux qui ne suivent pas. “Pourquoi serions-nous les seuls à faire tant d’efforts? Le bien commun est l’affaire de tous! Ce serait tellement simple si tout le monde y mettait du sien!”

jugement
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Dans ces conditions, forcément, le dialogue est difficile. Car il est biaisé.

Plaçons-nous du côté de ceux qui ne se sont pas intéressés à cette approche, pour x ou y raison. Que reçoit-on? Des leçons de morale. C’est comme ça que je le percevrais, si j’étais à la place d’une personne à qui l’on reproche de ne pas bien faire les choses parce qu’elle ne suit pas les recommandations de l’éducation bienveillante.

Or franchement, recevoir des leçons de bienveillance de quelqu’un qui m’adresse des critiques non constructives, c’est carrément insupportable de contradiction! Et ça ne va pas me donner envie de m’y intéresser! En prime, je vais juger cette personne à l’aune des jugements que j’ai reçus de sa part.

Fin du débat. Tout le monde est frustré, affligé et déçu. La communication est rompue et la relation mauvaise.

Et c’est pareil de l’autre côté!

Les rôles peuvent être inversés. Le conflit ne part pas nécessairement d’un trop grand enthousiasme pour la cause bienveillante! Il peut venir de personnes qui se laissent guider par leur tradition éducative et qui se permettent de critiquer ceux qui font différemment.

Il est en effet très courant que des parents voulant éduquer leurs enfants dans la bienveillance soient taxés de laxistes, permissifs, usine à enfants rois, que sais-je encore. Trop souvent, on pense que la bienveillance, c’est l’absence de limites. Un préjugé complètement faux mais qui a la vie dure.

L’argument-massue est toujours le même: “de toutes façons, une bonne claque n’a jamais fait de mal à personne,” c’est bien connu… Dans la même veine, la majorité s’accorde à dire que la fessée ou la claque sont un moyen efficace de poser une limite. Je n’entrerai pas dans les mécanismes psychologiques derrière cette opinion. Les auteurs traitant de l’éducation bienveillante l’expliquent bien mieux que moi.

Toujours est-il que quand une personne essayant de pratiquer l’éducation bienveillante se retrouve exposée à ce genre d’opinions tranchées, elle se sent aussi attaquée, remise en cause, voire méprisée. Ce n’est pas un bon préalable à une discussion tranquille.

En résumé, quand on parle de ce thème, les préjugés se succèdent. Les coeurs se ferment. Le dialogue se tarit.

coeur fermé
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Ce qui bloque

La remise en cause externe

Personne ne peux écouter l’autre si celui-ci lui adresse reproches ou exigences. La remise en cause doit venir de soi, jamais de l’autre.

En fait, la remise en question (de nos actions ou de nos croyances) vient d’une situation avec l’autre qui ne me plaît pas et que je cherche à résoudre; ou au contraire d’une situation qui m’attire et me donne envie d’imiter. Mais elle ne peut pas venir de paroles accusatrices que l’autre a envers moi.

La vision de l’éducation est une valeur identitaire

Que l’on soit d’un “camp” ou de l’autre, le débat est rendu difficile par la nature même de ce sur quoi il porte. L’éducation touche aux valeurs fondatrices de l’identité d’un être humain. Celles qu’il est très difficile de remettre en question, même lorsqu’on le souhaite.

Dans ces conditions, débattre de la meilleure approche éducative calmement alors qu’on a des opinions très différentes est extrêmement difficile. On s’expose à déclencher beaucoup de réactions émotionnelles en lien avec ces valeurs.

Qu’est-ce que la bienveillance alors? Que nous en dit la CNV?

Ce que je dis là est le produit de mes réflexions, je n’ai pas encore pu suivre de formation CNV (difficile au Nicaragua). Je vous livre le fruit de mes observations et lectures sur le sujet! N’hésitez pas à en débattre en commentaire!

Une révolution copernicienne de la relation

Que ce soit dans les ouvrages d’Isabelle Filliozat (parentalité bienveillante) ou ceux de Marshall Rosenberg (CNV), ce qui est proposé est tout simplement un changement de paradigme de la relation.

Isabelle Filliozat se base sur la théorie de l’attachement tandis que Marshall Rosenberg s’intéresse au processus de communication. Mais les deux sont d’accord sur un point: ce qui compte, c’est la qualité de la relation entre les êtres (quelque soit leur âge).

En les lisant, je comprends que la bienveillance n’est pas une philosophie ni une méthode éducative. C’est une manière d’être en relation avec l’autre qui se base sur les besoins de chacun et refuse la prise de pouvoir sur l’autre. Rien que ça!

L’abandon du pouvoir sur l’autre

Le pouvoir sur l’autre (qui existe dans la relation d’autorité), c’est ce présupposé qui permet à quelqu’un qui est dans une position supérieure (parent ou professeur envers enfant; patron envers employé; homme envers femme, etc.) de “vouloir pousser quelqu’un à faire quelque chose.” (M. B. Rosenberg, p25, Elever nos enfants avec bienveillance)

Les deux personnes à chaque bout de cette relation sont tacitement d’accord pour reconnaître au “supérieur” sont droit à exiger et à “l’inférieur” son devoir d’obéir. Mais en réalité, c’est inefficace.

“Dès lors que quelqu’un entend une exigence dans un échange, il devient beaucoup plus difficile de parvenir à une issue qui comblera les besoins de chacun.” 

(ibid, p38)

Pour y arriver, on aura besoin de moyens coercitifs comme la punition et les récompenses, la culpabilité, la honte, le chantage affectif. Et il est plus que probable que les seuls besoins satisfaits seront ceux de la personne qui exige. Et encore lui reste-t-il parfois un goût amer…

L’alternative proposée est de partir des besoins de chacun pour se centrer sur la relation, et non sur les comportements. Nous le verrons dans la section “le pouvoir avec l’autre”, un peu plus loin.

L’abandon du mérite

Un autre changement nécessaire pour parvenir à une relation bienveillante, c’est d’abandonner la notion de mérite.

Isabelle Filliozat explique très bien comment nous, parents, avons tendance à utiliser notre amour pour nos enfants comme une récompense. On leur montre combien on les aime quand ils se sont comporté conformément à nos attentes, et on se montre durs avec eux lorsqu’ils n’agissent pas comme on le souhaite.

M. Rosenberg ne dit pas autre chose quand il évoque des “modes de pensée selon lesquels le respect et l’amour se méritent, et où l’on est passible de punitions ou de réprimandes si l’on adopte pas un certain comportement.” (ibid, p51)

I. Filliozat nous invite à changer cela et nous explique que l’amour est le carburant de nos enfants. C’est parce que leurs réserves en sont pleines qu’ils pourront se montrer sous leur meilleur jour. Et c’est parce que leurs besoins ne sont pas reconnus qu’ils agiront contrairement à leur propre intérêt, ou contre nous.

Selon M. Rosenberg, on aime inconditionnellement lorsque notre amour, respect et acceptation d’une personne ne dépendent pas de ses agissements. Celle-ci a le droit de se tromper et de ne pas répondre à nos exigences sans que notre amour, notre respect pour elle s’en trouvent amoindris.

Inversement, ce n’est pas parce qu’on l’aime sans condition qu’on doit laisser tout faire. Non. Il s’agit de respecter ses besoins à elle et les nôtres, ainsi que nos valeurs. Trouver une voie qui satisfasse les deux acteurs de la relation de manière équitable.

On parle ici des enfants, mais tout cela peut se transposer à la relation de couple!

L’abandon des jugements

Parce que notre cerveau a le besoin incessant de classer, ranger, catégoriser pour comprendre le monde et s’y diriger, nous sommes très prompts à coller des étiquettes et à juger (si vous l’avez manqué, allez vite lire l’article sur les stéréotypes!).

Le jugement se base sur des croyances véhiculées par les groupes sociaux auxquels on appartient (culturel, professionnel, familial). Mais derrière, il y a aussi des besoins inassouvis, qui peuvent varier en fonction de ces mêmes groupes sociaux (ainsi, la notion de propreté ou de politesse n’est pas la même pour tous).

Par exemple, si je dis à mon épouse: “cette maison est vraiment dégueulasse, je ne sais pas comment tu peux supporter ça! Tu es vraiment flemmarde!”, je lui déverse de manière agressive mon besoin d’avoir un environnement intime bien rangé. Je la juge flemmarde, et je pars du principe que tout le monde a la même notion de la propreté. En arrière-plan, il peut y avoir le reproche que la femme n’a pas fait son travail de ménagère, que je présuppose être propre à son sexe…

Chez l’épouse en question, cela peut déclencher la stratégie de l’huître (expression de mon invention): “je me ferme à toi et à tout ce qui sortira de tes lèvres pendant les prochaines heures.” Ou alors, celle du volcan: “j’exploserai en te lançant quelques-unes des frustrations que tu génères en moi par ailleurs.” Ou toute autre réaction émotionnelle dont vous avez l’expérience!! 😉

Confiance et relation endommagées. Rupture temporaire de la communication. Là encore, la solution proposée est de partir des besoins inassouvis qui se cachent derrière les jugements pour prendre soin de la relation au lieu de fustiger les comportements.

La bienveillance avec la CNV: le pouvoir avec l’autre

Pour reprendre l’exemple du mari fâché, il aurait pu dire à la place: “Je me sens mal à l’aise dans une maison en désordre, même si ce désordre n’est pas grand-chose pour les autres. J’ai besoin que tout soit bien rangé et propre. Est-ce que tu pourrais m’aider à ranger/nettoyer?” Libre à l’épouse d’accéder à la demande ou non.

Ici, au lieu de vouloir pousser sa femme à faire quelque chose par le moyen de la culpabilité ou de la honte, le mari a “pour objectif d’établir la qualité de relation nécessaire pour que les besoins de chacun soient comblés.” (ibid, p25) Et cela change tout!

En sentant la confiance et l’amour “in-conditionnel”, on accède bien plus volontiers à rendre le service demandé. Car on sent que l’on aide l’autre à combler un besoin important. On prend soin de lui et de notre relation.

Il s’agit en fait de passer d’une relation d’autorité, de pouvoir sur l’autre, à une relation de confiance mutuelle, de pouvoir avec l’autre. Pour cela, il faut pouvoir prendre du recul, identifier ses besoins et les exprimer sans condition. Ce qui est l’objet même de la Communication Non Violente!

Dans la CNV, on parle de chacals et de girafes. Le chacal, c’est celui qui ne sait pas identifier ses besoins et communique sans prendre soin de la relation. La girafe, avec son grand cou, a pris du recul, sait reconnaître ses besoins et écouter ceux des autres. Je vous laisse avec un dernier très beau dessin de l’apprentie girafe, dont je vous recommande le blog!

Merci d’avoir lu. N’hésitez pas à me dire ce que vous aimeriez que j’approfondisse dans un article dédié, les commentaires sont là pour ça!


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4 réponses à « CNV-Bilan 2: la bienveillance »

  1. Merci Anaïs, pour cet article qui rappelle précisément ce qu’est la bienveillance. Pour ce qui est de l’enseignement quand bien même on est convaincu du bien-fondé de cette manière de voir les choses, il est difficile de la mettre en œuvre face à trente enfants avec chacun leurs besoins et leurs frustrations. On a rapidement le sentiment qu’on peut être débordé et on en revient aux “bonnes vieilles méthodes “. Avec dix enfants, peut-être. ..

    1. La bienveillance dans l’enseignement est vraiment un sujet difficile, c’est vrai. Moi qui ai fait l’expérience d’une classe à la Alvarez l’année dernière, je trouve que le plus difficile, c’est le changement de paradigme de la relation avec les élèves. Et pourtant, Dieu sait que j’étais motivée!!

      Parce que même si tu organises ta classe autrement, que tu évalues autrement, que tu fais un programme individualisé, bref, que tu respectes au maximum là où en sont tes élèves, tu es prof et tu as les réflexes d’un prof. Cela prend du temps et beaucoup d’auto-conscientisation pour sortir de la relation d’autorité dans ce contexte, ou pour laisser place à une vraie autonomie, un vrai choix de la part de l’enfant. C’est aussi très très difficile de lâcher-prise par rapport au programme, en se disant qu’ils le feront à leur rythme. L’école telle qu’on l’a aujourd’hui n’est pas tellement prête à ce genre de fonctionnement non plus, et la pression sociale des collègues ou supérieurs peut être forte.

      Effectivement, la gestion de classe avec la CNV prend du temps. C’est d’ailleurs aussi pour ça que je me suis lancé le défi CNV, pour qu’elle soit plus un réflexe habituel et que je puisse l’utiliser facilement en classe et apprendre aux enfants à l’utiliser. Seul face à 30 loulous, on peut facilement être débordés. Mais je crois vraiment que l’attitude du prof y est pour beaucoup dans l’ambiance de classe. C’était incroyable l’année dernière la différence entre les jours où j’étais fatiguée et nerveuse, et les autres. Quand j’allais bien, il y avait peu de disputes, ou bien elles étaient rapidement réglées. Quand j’étais fatiguée, c’était la débandade. Comme quoi, quand t’es prof, il est VITAL de prendre soin de toi!!! On va voir cette année comment ça se passe, avec un peu plus d’expérience. Mais je sais que je dois trouver le calme en moi pour que les petits soient plus faciles à gérer. Vive les neurones-miroir! 😉

      Bref, chacun fait comme il peut, comme il est prêt à faire. Ce n’est vraiment pas le genre de démarche que l’on puisse imposer de toute façon. Mais j’aimerais qu’on puisse en parler plus calmement en salle des profs, au lieu de se sentir jugés les uns les autres. On a tous quelque chose à offrir et à apprendre.

      Belle journée à toi!

  2. Bonjour Anaïs!

    C’est un article très intéressant. Et il est certainement vrai que la mise en place de la bienveillance dans une classe de 20-30 élèves ne doit pas être facile.

    Nous sommes humains et donc imparfaits. Les enfants doivent aussi comprendre qu’on a nos limites, mais qu’on fait du mieux que l’on peut. Moi je suis à 100% pour la communication, même si cela veut dire exprimer mes faiblesses aux enfants. Je leur dit quand j’ai eu tord de m’énerver (car oui avec 3 enfants en bas âge, ca m’arrive souvent), je leur dit quand je suis triste (même si c’est pas de leur faute), j’essaye de leur expliquer mes sentiments. Car comme tu le dis au début de ton article, il faut apprendre a être bienveillant envers soi, et je pense que c’est dans la même optique d’exprimer ses sentiments.

    Dans une classe, je comprend que c’est difficile de mettre en place ce mode d’instruction. Mais avec du temps et de la patience, en parlant avec les enfants de l’objectif à atteindre, de se remettre en question, etc… On y arrive. Céline Alvarez dans son livre explique bien que les premiers temps dans sa classe “expérimentale”, il a fallu faire des efforts autant les adultes que les enfants. Ca prend du temps.

    Et dans une famille c’est pas plus facile. Les parents n’ont pas reçu la même éducation, n’ont pas le même vécu vis-à-vis de l’autorité, il faut s’accorder, trouver une manière de fonctionner qui convient aux deux. Et ensuite, il faut mettre ses habitudes à la poubelle pour s’en créer d’autres. C’est un processus qui prend du temps. Il peut prendre même toute une vie. Car nous sommes humains et imparfaits!!!

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