Défi Communication Non Violente: bilan final


Non classé / samedi, novembre 24th, 2018
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Voici venu le temps de faire le bilan de mon deuxième défi: vivre la “Communication Non Violente”. Je me l’étais lancé en août dernier, avec pour objectif d’arriver à ancrer la CNV dans ma vie familiale et professionnelle en 3 mois (plus de détails ici). Est-ce réussi? Qu’ai-je appris? Que me reste-t-il à apprendre? Voyons cela ensemble.

Pari tenu?

Un article par semaine

Force est de constater que cette partie-là du défi n’a pas du tout été tenue! De fait, en me mettant cela comme objectif, je n’avais pas réalisé qu’il s’agissait d’un rythme ultra-soutenu. Publier un article par semaine sur la CNV plus un article par semaine sur d’autres thèmes liés à l’interculturel, cela est tout simplement trop pour moi (particulièrement en ce moment).

Par ailleurs, je me suis rendu compte qu’il me fallait du temps pour relire le livre, essayer de mettre en pratique ses conseils, puis pouvoir écrire dessus. Ce n’est pas un livre qu’on lit le soir avant de dormir. C’est un livre qui se lit, se médite, s’essaye, se lâche, se reprend. Il faut être disponible émotionnellement pour le faire sien. Ce n’est pas une lecture quotidienne.

J’ai donc été trop ambitieuse sur cette partie-là. Je n’ai pas réussi à tout relire ni à écrire sur tout ce que cela m’inspire, mais rien ne m’empêche de continuer.

Ancrer la CNV dans mon quotidien

Pour être honnête, là non plus, je n’ai pas réussi. Je suis tellement loin d’arriver à m’exprimer sur le mode CNV, en partant de mes besoins et en entendant ceux des autres. Pour l’instant, mon chacal interne est bien plus fort que ma girafe… Parfois, j’en vois le bout des cornes, mais c’est encore trop rare.

CNV

Faire la girafe avec moi-même est une première étape qu’il m’est bien difficile de réussir. Ecouter mes besoins, les respecter, les accueillir avec bienveillance constitue un véritable obstacle dans ma progression.

Je n’arrive pas à prendre ce temps pour moi. A me donner cette importance. Ou, n’ayons pas peur des mots, à me donner cet amour-là. J’ai plus l’impression de gérer ma vie pour qu’elle corresponde à un ou des idéaux, des valeurs.

Or je ne veux pas être une gestionnaire. Ce n’est pas le chemin du bonheur ou de la sérénité. En tout cas, pas pour moi. Je veux vivre, ou plutôt, je veux Vivre. Or, si je ne peux pas m’écouter, si moi-même je ne vaux pas grand-chose à mes yeux lorsque je ne réponds pas à toute une liste de critères (internes et externes), comment imaginer faire le cadeau de l’accueil à d’autres êtres humains, en commençant par mes enfants et mon mari?

Je crois que le secret, c’est de s’ancrer en soi.

Ce que j’ai appris

En cela peut-être, ce défi est une réussite. Si je n’ai pas encore pu ancrer cette approche bienveillante de la communication dans mon quotidien, réfléchir sur ce thème m’a permis de réamorcer la lutte pour Etre et non pour être ceci ou cela. Etre tout court est le défi d’une vie.

La CNV peut être un moyen d’avancer sur ce chemin car elle fait travailler la connaissance et l’acceptation de soi, et des autres. Voici un poème qui illustre pour moi ce que peut être l’acceptation: Mes chers jugements.

Toutes les sagesses du monde nous l’enseignent: “charité bien ordonnée commence par soi-même”. Ce défi CNV m’aura au moins permis de me le rappeler.

En conclusion

Eh bien, en conclusion, je n’ai pas envie de conclure ce défi!!! Je crois qu’en lui-même, il était très ambitieux, mais aussi très intéressant. Je pense qu’il y a beaucoup à creuser encore et que je vais continuer. Je persiste à dire que la CNV est un outil très puissant. Je souhaite continuer à vous en parler, parce que ça m’aide moi et ça vous intéresse vous, d’après vos retours.

Et vous, quels défis, réussis ou non, vous ont fait avancer? Racontez dans les commentaires!!


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2 réponses à « Défi Communication Non Violente: bilan final »

    1. Tout à fait d’accord Françoise! L’amour de soi est la clé de belles relations, et nous avons souvent appris à travers notre éducation à ne plus nous aimer…

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