Le couple, une évidence?


La mixité en couple, La mixité en société / vendredi, août 10th, 2018
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Que ce soit Hollywood ou Bollywood, le couple passionnel a la côte sur les écrans! Les dessins animés avec leur lot de princes charmants ne sont d’ailleurs pas en reste.

Il faut dire que le message est attrayant et photogénique : amour au premier coup d’oeil, séduction et passion, plaisir et complicité… La fusion d’êtres qu’une destinée inexorable a rassemblés!

Grâce au cinéma et à la télévision, cette vision du couple est transmise au monde entier. Et si ce couple fondé sur l’amour (passionnel qui plus est) n’était pas aussi évidente qu’elle n’y paraît?

De nombreux historiens, anthropologues, psychanalystes et autres sexologues se sont intéressés à l’évolution du couple et du mariage à travers les âges. Voyons ce qu’ils ont à dire.

Les présupposés du couple amoureux contemporain

Le couple amoureux d’aujourd’hui doit remplir de nombreuses fonctions, pas toujours faciles à conjuguer :

  • Assurer une relation affective stable
  • Assurer le bien-être sexuel des deux conjoints
  • Assurer la stabilité financière du foyer
  • Assurer la procréation et l’éducation des enfants
les indestructibles
Un super couple et une super famille!

Il se base sur des valeurs présupposées véhiculées par la société contemporaine:

  • Amour passionnel (fondateur)
  • Fidélité et monogamie
  • Consentement mutuel
  • Partage de valeurs
  • Respect
  • Egalité entre les conjoints
  • Honnêteté, sincérité
  • Développement personnel de chaque conjoint, et des enfants s’il y en a

Ces valeurs sont loin d’avoir toujours existé, même en Occident où elles sont prônées.

Une très brève histoire du couple en Occident

Dans cette région du monde, l’érotisme, l’affection (car l’amour entendu comme aujourd’hui n’existait pas) et la procréation ont vécu séparés depuis l’Antiquité jusqu’au 19ème siècle.

Antiquité
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La domination totale des femmes par les hommes et le patriarcat ont conduit à ce que ces derniers aient des relations diverses en fonction de leurs besoins:

  • Une épouse pour assurer la passation du patrimoine patriarcal aux héritiers légitimes et assurer la stabilité du foyer et des valeurs de classe. La relation sexuelle se faisait sans plaisir et dans ce but précis.
  • Des maîtresses, courtisanes, ou esclaves (hommes et femmes dans ce cas) pour l’érotisme.
  • Des concubines pour veiller à l’organisation du quotidien.

On voit que la monogamie n’allait pas de soi! En fait, elle a mis beaucoup de temps à s’imposer: environ 1000 ans (Agnès Walch, auteur de Où va le mariage ?, éd. Fayard).

Le concept d’érotisme au sein du mariage a de fait choqué les esprits pendant très longtemps. Montaigne était encore proche des Antiques en disant que l’amitié se trouvait auprès d’un homme, l’érotisme près de sa maîtresse et l’affection près de son épouse (Yves Ferroul, co-auteur avec Laurence Caron-Verschave du livre “Le mariage d’amour n’a que 100 ans“).

L’idée de faire rimer affection et mariage a commencé à apparaître dans la littérature au 12ème siècle. Au 17ème siècle, les Précieuses s’en feront les avocates en dénonçant les mariages d’intérêt. Sans succès. La Révolution française verra des avancées légales, notamment en donnant le droit au divorce pour réduire l’adultère et l’infidélité. Cependant, il faudra attendre le 19ème siècle pour que les conditions soient réunies et que le mariage d’amour devienne la norme.

révolution
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Un facteur-clé: les rapports hommes/femmes

Les anthropologues se sont beaucoup intéressé aux rôles sociaux attribués aux femmes et aux hommes dans le couple et dans la société. Ceux-ci sont très divers. On peut retenir cependant qu’en général, la sphère masculine et la sphère féminine sont très séparées et les rôles de chacun bien délimités et spécifiques. Cela a aussi été le cas en Occident pendant longtemps.

Pendant des millénaires (et ce n’est pas à mettre au passé), la raison de vivre d’un homme aura été sa carrière, sa position sociale, le pouvoir, le service de l’Etat ou la maîtrise morale. Mais absolument pas de fonder un couple !!

L’idée ne pouvait même pas exister. La femme était un monde à part et assurait un rôle précis en fonction de sa place (voir plus haut). Il n’était pas question de sortir de la sphère masculine ou féminine à laquelle on appartenait, ni de questionner la place de chacun dans la société.

Le facteur déclencheur: l’évolution de la condition de la femme

Pour différents auteurs, il est clair que l’évolution de la condition de la femme  est essentielle dans l’émergence du mariage d’amour.

Sans instruction, confinée à la sphère privée, la femme ne constituait pas un partenaire amoureux (au sens actuel) pour l’homme. Et l’épouse ne pouvait pas non plus constituer un partenaire érotique: la religion et les moeurs considéraient l’érotisme de la femme “honnête” comme inapproprié. Seules les femmes dont c’était le métier y avaient droit, et de manière à servir le plaisir de l’homme. S’il pouvait y avoir attachement affectif entre époux, l’attachement physique et la connivence telle qu’on la connaît aujourd’hui étaient exclus.

suffragettes
Crédit: Michael Joakes

Au 19ème siècle, l’instruction féminine et la Révolution industrielle feront bouger les rôles sociaux de chaque sexe et ouvriront la porte d’un dialogue plus égalitaire. La femme entre dans la sphère publique et économique. Ses revendications commencent à être entendues et les rôles bougent. L’amour au sens contemporain peut voir le jour entre des êtres que tout ne sépare plus.

 “Il faudra attendre le XIXe siècle pour que la condition des femmes change et que des hommes voient en elles leurs égales, que le bonheur individuel, l’épanouissement personnel, comprennent aussi la vie sexuelle, que des jeunes gens acquièrent une autonomie financière et se libèrent du joug parental pour pouvoir choisir librement qui épouser, etc.”

Yves Ferroul

Le mariage d’amour, typique de l’Occident, ne s’est donc pas fait en un jour. Et il a toujours été accompagné, encore aujourd’hui, des mariages arrangés.

Le mariage arrangé

Qu’est-ce qu’un mariage arrangé? C’est un mariage qui a été décidé entre les parents des époux (généralement les pères) ou entre le père de l’épouse et le futur mari. Ils n’ont pas pour fondement l’amour entre les conjoints, mais des intérêts entre les deux partis. Ces mariages ne sont pas réservés aux plus riches. Ils existent chez les plus modestes aussi.

pacte
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Ces mariages ont pour fonction de :

  • Préserver le patrimoine par héritage (donc nécessité d’enfants légitimes, première fonction des épouses dans les systèmes patriarcaux).
  • Créer des alliances entre les deux familles : pour le pouvoir (politique ou social), l’argent, ou même pour régler des différends.
  • Assurer le maintien des valeurs de la classe sociale.

S’il existe de nombreuses modalités pour décider d’un arrangement entre familles, on peut classer les mariages arrangés en deux sortes : ceux qui essayent de prendre en compte les possibilités d’entente des futurs époux, et ceux qui ne s’en préoccupent pas.

Deux types de couples arrangés

Depuis l’émergence du couple amoureux comme norme, le couple arrangé a très mauvaise presse. Car l’idée que deux êtres soient forcés de vivre ensemble par leurs aînés pour des questions d’intérêts est insupportable aux amoureux.

Qu’en est-il concrètement?

Les cas extrêmes: les mariages forcés

Les couples arrangés qui frappent le plus l’Occident, ce sont ces très jeunes filles (parfois âgées de 9 ans) qui sont promises puis mariées à des hommes de 20 ou 30 ans leur aîné.

Effectivement, dans ce cas, les parents ne se préoccupent pas de l’entente des époux ni du bien-être de leur fille! Il s’agit-là d’une transaction purement intéressée de la part des adultes qui l’engagent et la jeune fille n’a d’autre choix que de s’y soumettre. On parle dans ce cas de mariage forcé.

Cela se passe généralement dans des groupes sociaux où la femme est entièrement dominée par l’homme. Les filles y représentent à la fois une charge financière et la possibilité d’alliances, rien de plus. L’épouse et la fille n’ont que des devoirs. Et cela ajoute encore au sentiment de révolte que nous ressentons face à ces cas en Occident.

Les mariages arrangés

Ce qui différencie le mariage arrangé du mariage forcé c’est que dans le mariage arrangé, les époux sont consentants. Et dans certains cas, sont pris en compte non seulement les intérêts des familles mais également le caractère des futurs époux.

Cela a été le cas dans les classes sociales hautes en Occident pendant longtemps. Si l’amour ne devait pas être un critère pour fonder un couple, il était bienvenu que l’attachement affectif entre époux émerge et se renforce avec le temps. Pour cela, il fallait faire en sorte que les époux aient quelques terrains d’entente.

Aujourd’hui encore, en Afrique et en Asie, il existe des mariages arrangés qui fonctionnent sur ce même principe. 

Les mariages de raison ou de convenance

Qu’est-ce que c’est?

Le mariage de raison ou de convenance est une configuration à mi-chemin entre le mariage arrangé et le mariage d’amour.

Du mariage arrangé, il reprend l’idée qu’il y a un intérêt pour l’un ou les deux conjoints à se marier. Du couple d’amour, il reprend l’idée que les deux époux décident. Ce ne sont pas les parents qui arrangent le mariage, même si la pression sociale est clairement un facteur-clé dans la décision.

Le mariage de convenance cherche “à donner une apparence de régularité sociale à une situation à problèmes” (Wikipedia, article sur les mariages arrangés). Il n’y a pas si longtemps par exemple, un homme et une femme homosexuels pouvaient choisir de se marier pour pouvoir avoir des enfants. Ou bien, un couple pouvait se marier pour éviter le scandale d’une naissance hors mariage.

Le mariage de raison peut faire référence à des mariages contractés sans amour mais sans rien à cacher. Par exemple, après la deuxième guerre mondiale, certaines femmes se sont résolues à se marier sans amour car la population masculine en âge de se marier était limitée.

Qui y a recours aujourd’hui?

Aujourd’hui, le mariage homosexuel est possible et les enfants hors mariage ne sont plus un problème pour une grande partie de la population. Cependant, les mariages de raison n’ont pas disparu.

« Certains couples se marient ainsi par dépit, constate le psychiatre et anthropologue Philippe Brenot (auteur d’Inventer le couple, Odile Jacob, et Les Mots du sexe, L’Esprit du temps). Dépit amoureux, ou dépit de la vie. » Les années passent, et toujours pas de prince Charmant ou de femme parfaite qui vienne frapper à la porte. Alors « dans leur quête de l’autre, ces personnes préfèrent le plus petit dénominateur commun à une recherche illusoire d’un conjoint idéal », poursuit Philippe Brenot.

Le mariage de raison, ça peut marcher

Certains y ont recours dès leur premier mariage (par exemple, des femmes qui sentent la pression de l’horloge biologique), d’autres après avoir expérimenté un ou deux mariages d’amour ratés. D’autres encore y ont recours pour des raisons culturelles, en premières noces ou en remariage, comme en témoignent des personnes dans les forums de couples mixtes.

Ainsi, afin de conserver certains traits culturels de leur pays d’origine (comme la religion ou les castes), certains parents immigrés présentent à leurs enfants des candidats au mariage. Il s’agit de personnes qui répondent aux critères recherchés par la famille et en même temps, qui sont susceptibles de plaire au/ à la jeune concerné(e). Si le candidat ne plaît pas, on en cherche un autre. Le mariage se fait avec le consentement des deux futurs époux, qui se sont fréquentés un peu avant de se lancer. Le mariage n’est pas basé sur la rencontre amoureuse mais il n’est pas imposé non plus. En fait, la famille agit un peu comme une agence matrimoniale 😉

Ce rôle matrimonial de la famille n’est pas l’apanage des familles issues de l’immigration. Les familles bourgeoises ne font pas autre chose quand elles organisent des rallyes dansant pour favoriser la rencontre entre “jeunes de bonnes familles.” Et certaines personnes témoignent aussi avoir fait un mariage de raison pour répondre aux attentes de leur classe.

A l’inverse, des personnes témoignent avoir accepté d’épouser quelqu’un d’extérieur à leur milieu d’origine afin d’éviter la pression familiale autour d’un candidat au mariage qui leur était fortement recommandé.

Que donne ce genre de couples?

Certains mariages de raison procurent un profond ennui à l’un (voire les deux) des conjoints, qui décide finalement de divorcer. Mais ce n’est pas le cas de tous.

Le mariage de raison peut aussi devenir un mariage d’amour avec le temps. Basés sur des valeurs communes (de caste ou de religion) et des objectifs communs (fonder une famille et transmettre ses valeurs), ces mariages sautent l’étape passionnelle fondatrice des couples d’amour ainsi que la période de désamour qui s’ensuit, pour commencer dès le début par une relation mature reconnaissant les qualités et les défauts de l’autre.

On pourrait croire que la sexualité de ces couples non fondés sur l’attraction amoureuse est moins épanouie que les couples d’amoureux. Cependant, ce n’est pas le cas. Pour le sexologue Jacques Waynberg (auteur, avec David Elia, du Guide pratique de la vie de couple, LGF) ;

« Si l’on considère les couples dans la durée, les chances que se développe ou non une bonne sexualité entre les partenaires sont les mêmes, quelles que soient les conditions de départ de leur union, poursuit le sexologue. Car, entre ces deux types de couples, seule l’histoire de la rencontre change, et non celle de leur vie à deux. »

Jacques Waynberg

Couples mixtes : quelle vision du couple?

Nous voyons à travers ce rapide tour d’horizon des mariages dans le monde qu’il existe une grande variété d’approches du couple. Surtout, il est clair que le mariage d’amour n’est pas une norme universelle.

Pour les couples mixtes, la question n’est pas anodine. Car la conception du couple touche à des valeurs identitaires, de celles sur lesquelles il est pratiquement impossible de négocier.

amour mixte
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Il est donc très important de se poser la question, quand on est avec quelqu’un d’une autre culture, de ce que chacun attend du couple. Ne prenons pas le concept pour acquis ou universel, on sait qu’il ne l’est pas.

Quelles questions se poser?

En couple

Comment se situe-t-on par rapport à la fidélité? L’égalité homme/femme (dans les tâches du foyer, auprès des enfants…)? L’engagement sur le long terme? Que signifie le respect? Le consentement? Le partage et la connivence, jusqu’où vont-ils? Quelle place a la sexualité? 

Il ne s’agit pas forcément de poser ces questions à voix haute, ce n’est pas toujours possible au début d’une relation. Mais les avoir en tête permet d’observer sa relation sur ces points-là et commencer à se rendre compte. En tout cas, ne pas tout prendre pour acquis et garder les yeux ouverts.

Par rapport aux familles

Et au-delà des deux personnes qui conforment le couple, il est bon de s’interroger sur ce qu’attendent les belles-familles respectives.

Sera-t-on capable d’affronter les pressions familiales et sociales que notre couple atypique pourrait engendrer? Notre couple amoureux et hors culture vient-il interrompre des arrangements que les parents avaient en tête? Notre différence (culturelle, religieuse, de peau) est-elle susceptible d’engendrer de la honte pour la belle-famille, donc des soucis par ricochet dans le couple?

Ce sont là des points cruciaux qui peuvent apporter beaucoup de douleur si on ne les identifie pas à temps… L’amour est essentiel, mais beaucoup d’obstacles peuvent se mettre en travers. Si on peut en surmonter certains, d’autres peuvent causer de grands dégâts émotionnels dès que l’on touche aux valeurs identitaires.

Mieux vaut être conscient et honnête envers soi-même avant de se lancer dans une aventure parfois douloureuse. Surtout qu’être conscient des éventuels obstacles permet de mieux les surmonter.

Merci d’avoir lu! Si vous avez des questions, posez-les dans les commentaires ci-dessous, j’y répondrai avec plaisir!


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6 réponses à « Le couple, une évidence? »

  1. Bravo Anaïs ! C’est intéressant! Je ne connaissais pas cette citation de Montaigne, que j’avais par ailleurs adoré en le découvrant en seconde. ( Et forcément étudié ensuite). Ça m’intéresse aussi par rapport à mon fils aîné et ma belle fille vietnamienne.

    1. Bonjour Marie-Colette! ça fait plaisir de te voir ici!
      Dis-moi, y a-t-il des thèmes qui t’intéresseraient particulièrement que je développe par rapport à ta belle-fille et ton fils?
      Belle journée à toi 🙂

  2. Analyse pertinente et enrichissante chère Anais, merci à toi, je trouverais interessant que tu developpes plus la fin, en ce qui concerne les specificites d un couple dont les partenaires sont issus de cultures différentes…

    1. Oui, c’est vrai que j’ai fait plutôt court sur la fin, mais l’article était déjà tellement long!!

      Qu’aimerais-tu voir développé? Comment ça se passe quand on n’a pas la même vision du couple ou bien les relations avec la belle-famille (sur ce point, je compte faire un article complet un de ces jours)? Dis-moi ce que tu as en tête!
      Belle journée à toi 🙂

  3. Merci Anaïs d’avoir fait ce rappel historique de l’idée de couple : nous avons tendance à prendre pour de toute éternité ce qui est un phénomène sociétal circonstanciel.
    D’après ce que je comprends, le mariage mixte contemporain est de façon très majoritaire un mariage d’amour. Tu évoques les pressions familiales et sociales particulières qui pèsent sur cette forme de couple. Penses-tu qu’elles soient une force destructive supérieure à celles d’un couple”normal” ou au contraire, un ciment qui permet de mieux s’entendre pour avoir su les vaincre ?

    1. Bonjour Françoise! J’adore ta photo de profil 😉

      Le couple mixte, par définition, fait se confronter plus de croyances différentes, qu’elles soient d’origines culturelles, éducatives ou religieuses, qu’un couple “homogène”. Au sein du couple mixte, si on est conscient de ça, cela peut très bien se passer. Mais les belles-familles ne vivent pas la rencontre culturelle au quotidien, elles n’ont pas choisi la pièce rapportée différente. Pour peu que leurs croyances soient très ancrées, elles peuvent vraiment avoir du mal à accepter ce couple.

      Mais cela est essentiellement vrai par rapport à la religion. Les couples qui sont mixtes parce que les deux conjoints n’ont pas la même religion ne sont pas les plus faciles. Un jour je ferai un article là-dessus, mais je dois le préparer en (re)lisant beaucoup de choses car c’est un thème très délicat. J’ai besoin d’encore un peu de temps!

      Les pressions sociales et familiales peuvent être très fortes dans le cas des couples “homogènes” aussi, mais souvent plus en amont. Par exemple, parmi ceux qui avaient fait un mariage de raison “homogène”, certains l’avaient fait pour répondre aux valeurs de leur classe et ne pas décevoir. C’est bien de la pression!!!

      Les belles-familles enquiquinantes existent partout, couple mixte ou pas 😉 Mais dans le cas des couples mixtes, il faut se rappeler qu’elles n’ont pas fait le choix de la rencontre culturelle, contrairement aux conjoints. Donc, elles peuvent ne pas être prêtes pour la différence… et ça peut être lourd. Attention, ce n’est pas systématique! Beaucoup de belles-familles sont aussi très heureuses de vivre cette expérience, bien que ne sachant pas toujours comment gérer.

      Quant à savoir si c’est un ciment ou un acide, cela dépendra des couples. L’adversité peut renforcer ou abattre. Cela dépend en fait de ce sur quoi porte les attaques. Plus c’est une valeur identitaire, plus c’est difficile à gérer.

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